ADRAR, 25 oct 2017 (APS) – Le P-dg du Groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a salué mercredi à Adrar, les progrès enregistrés par les entreprises nationales dans la réalisation des projets gaziers et pétroliers, en relevant quelques insuffisances à parfaire.

"Voir des entreprises nationales réaliser ce genre d’installations très complexes et dans des conditions climatiques et naturelles très difficiles est quelque chose de formidable. On doit les encourager et les accompagner pour mieux se développer, en dépit des retards enregistrés dans la livraison de ces installations" , a précisé M. Ould Kaddour.

Il s’exprimait à la presse en marge d’une visite de travail et d’inspection au projet du complexe du Groupement Touat Gaz (GTG) à Oued Zine (Adrar).Le P-dg de Sonatrach a ajouté que la plupart des projets de la compagnie accusent des retards, mais, a-t-il avancé "on doit apprendre de ces retards pour que les prochaines générations ne tombent dans les mêmes erreurs" .
Selon M. Ould Kaddour, il existe encore des insuffisances à combler dans le management des projets et un savoir-faire à développer, y compris chez la Sonatrach, réputée d’être la première entreprise en Algérie .

S’agissant du projet de Touat Gaz qui devait être réceptionné en février 2017, mais qui accuse un retard de onze mois, selon les estimations de l’entreprise, le P-dg de la Sonatrach a souligné que le projet a beaucoup avancé depuis sa dernière visite en juin 2017, mais accuse toujours un retard, ce qui engendre un manque à gagner considérable.
A cet effet, il a exhorté les responsables du projet à accélérer les travaux de réalisation pour être dans les délais prévus.
Le Projet Touat Gaz, fruit d’un partenariat entre Sonatrach et Engie (France), devrait produire 12,8 millions m3 de gaz/jour, soit 4,5 milliards m3/an, et 344 m3 de condensat/jour.

D’un montant d’investissements de 1,1 milliard de dollar (55% par Sonatrach et 45% par Engie), ce projet est réalisé principalement par plusieurs entreprises algériennes, dont l’Entreprise nationale de grands travaux pétroliers (GTP) et la Société nationale de Génie civil et bâtiment (GCB), ainsi que l’entreprise espagnole Tecnicas Reunidas, qui est maitre de l’oeuvre.

Cette infrastructure, dont les délais de livraisons sont ajournés à la fin premier trimestre 2018, dispose de 9 gisements gaziers, comprenant 21 puits, dont, 3 sont déjà prêts à l’exploitation.
Dans ce registre, M. Oueld Kaddour a affirmé que le groupe Sonatrach réceptionnera plusieurs projets gaziers d’ici à début 2018, permettant d’augmenter le niveau de sa production gazière, à savoir, les projets du Groupement Reggane (GRN) et du Groupement Timimoune (GTIM) à Hassi Barouda qui doivent être réceptionnés avant fin 2017, tandis que deux autres projets, Touat Gaz et Amghar, sont attendus lors du premier trimestre 2018.

Le responsable a ajouté que la production nationale de gaz devrait augmenter davantage à partir de 2019 et 2020, ce qui permettra de dégager d’autres quantités destinées à l’exportation.
Les entreprises nationales appelées à s’impliquer davantage pour prendre en charge le plan de développement de la Sonatrach

Par ailleurs, M.Ould Kaddour a assuré que la Sonatrach a les moyens pour honorer ses engagements avec ses partenaires étrangers en matière d’exportation de gaz naturel.

Affirmant que le Groupe est en train de récupérer des quantités importantes de gaz naturel grâce à sa nouvelle stratégie d’optimisation, M. Ould Kaddour a assuré que le Groupe pourrait d’ici la fin de l’année arriver à 93 milliards de m3 à mettre sur le marché, dont 53 milliards m3 destinés au marché extérieur.

Il a insisté, en outre, sur la nécessité d’optimiser les coûts, que ce soit dans la production ou dans la vente, notamment dans le contexte actuel marqué par la baisse drastique des prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux : "Lorsque le baril de pétrole était à 150 dollars, nous étions à l’aise, mais à 50 dollars, on doit faire beaucoup plus attention".

Dans ce sens, il a fait savoir que Sonatrach est continuellement en négociations avec ses partenaires étrangers pour trouver de nouvelles approches économiques sur lesquelles doivent être basés les prochains contrats.

Interrogé par la presse sur les prochains investissements du Groupe, M Ould Kaddour a indiqué que la Sonatrach va investir une cinquantaine milliards de dollars sur les cinq prochaines années, soit une moyenne de 10 milliards de dollars annuellement dans tous les domaines (exploration, exploitation, formation...).

Les chiffres exacts des investissements que Sonatrach envisage d’investir seront prêts d’ici à l’année 2018, a-t-il souligné.

M. Ould Kaddour a également précisé que ce plan de développement ne concerne pas uniquement Sonatrach en tant que société-mère, mais également ses filiales.
"Nos filiales doivent aussi se développer. elles ont beaucoup de choses à apprendre et on doit les aider à y arriver", a-t-il ajouté.

Précisant que Sonatrach va soumettre son plan de développement à toutes les entreprises nationales publiques et privées d’ici à la fin 2017 ou au début de l’année 2018, M. Ould Kaddour a considéré que "cela permettra de voir ce qu’elles peuvent faire et ce qui manque pour pouvoir le faire. Et à partir de là, on pourra définir tous nos besoins et tâcher à les acquérir pour pouvoir aller ensemble de l’avant".

Il les a, dans ce sens, appelé à s’impliquer davantage dans la réalisation des projets gaziers et pétroliers et développer leur savoir-faire pour pouvoir tirer des contrats de réalisation et prendre en charge le plan de développement de la Sonatrach. (APS)

 

25 Octobre 2017 Visite PDG SH Adrar projet TOUAT GAZ

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