« Le pétrole est à son juste prix »

elmoudjahid

«Le pétrole est actuellement autour de 75 dollars, et nous pensons (pays producteurs de pétrole, NDLR) que c’est le juste prix», a déclaré le  PDG du groupe Sonatrach, M. Abdelmoumen Ould-Kaddour, qui s’est exprimé, hier, en marge de la cérémonie de signature d’une convention de mutualité au profit  des employés du groupe.

En effet, ce responsable a estimé que la situation reste «positive» aussi bien pour les pays producteurs que pour les pays consommateurs de pétrole, tant que le prix du baril reste autour des 70-80 dollars. «C’est un équilibre que nous devions assurer», a-t-il plaidé, rappelant que lorsque le baril de pétrole valait 40 dollars, il y avait  une baisse d’investissements mondiaux de 500 milliards de dollars dans  l’exploration, entravant ainsi le renouvellement des réserves de l’or noir.

«Il faut que l’on trouve un juste milieu, et c’est là où on en est actuellement », poursuit-il, non sans émettre le vœu que cet équilibre s’inscrive dans la durée afin que les entreprises reprennent et investissent dans l’exploration.

M. Ould Kaddour a soutenu , par ailleurs, que «ceux qui disent que c’est la fin du pétrole sont loin de connaître la vérité et beaucoup de chemin reste à faire ». Pour ce qui  est de la prochaine réunion Opep/ non-Opep, prévue en septembre prochain à Alger, M. Ould Kaddour a souligné qu’elle sera axée sur les prix du pétrole et le maintien des quotas de production, en précisant que tant que cet équilibre dure et que les différents pays producteurs de pétrole continuent à s’entendre au profit de la stabilisation des cours pétroliers, c’est une bonne chose. «Tant mieux», appuie-t-il. 

D’autre part, et pour  revenir à la convention  de  mutualité  signée,  le   document traite d’une prise en charge à 100 % des frais médicaux des employés de Sonatrach.

En effet, la concrétisation de ce projet social a eu lieu hier, au siège de la Direction générale de Sonatrach, à travers la signature officielle d’un protocole d’accord avec le partenaire, représenté notamment par M. Hamou  Touahria,  SG  de la FNTPGC.

«La première prise en charge à 100% des frais médicaux était destinée à un retraité de la Sonatrach âgé de 70 ans, issu de la wilaya d’Adrar, qui se trouve actuellement à l’hôpital pour des soins », dira M.   Touahria. De son  côté,  M.  Ould  Kaddour a indiqué à la presse que les deux parties, entreprise et organisation syndicale, sont faites « pour défendre les travailleurs ». « Un employé qui n’est pas en bonne santé, qui n’est pas bien dans sa tête, qui n’a pas une famille bien prise en charge socialement et médicalement parlant, pouvez-vous attendre de lui qu’il fasse des efforts ? »

« Lors de mon installation à la tête du groupe, la première condition était de protéger le travailleur, depuis un an, on essaye de régler tous les problèmes restés en suspens », a-t-il  ajouté. Selon le P-DG de Sonatrach, le rôle des responsables de l’entreprise et des représentants du syndicat est de travailler ensemble mais aussi de protéger le travailleur. En contrepartie, poursuit-il «je veux que le travailleur se donne à fond pour l’entreprise, il est la santé de l’entreprise ». En sus de la signature du protocole d’accord et l’installation du directeur des affaires sociales de Sonatrach, il a été procédé à l’installation officielle du secrétariat du syndicat national de Sonatrach, composé de 11 membres représentant toutes les activités et tous les pôles de la compagnie pétrolière.

Le bureau syndical de Sonatrach sera dirigé par le nouveau secrétaire général, M. Djeroud Khelaf,  qui, à l’occasion, met en avant le « grand » travail effectué par le SG de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd, qui a propulsé, dit-il «le syndicat national à un niveau très élevé par la tenue d’un congrès». Il dira également qu’ «un groupe de travail sera mis en place demain (aujourd’hui- NDLR) pour approfondir et traiter le dossier épineux des étudiants Bac+3.

A noter que les œuvres sociales de Sonatrach sont une ancienne tradition au sein de  Groupe,  qui s’est investi  depuis sa création à mettre en place les conditions de travail et un environnement favorable à l’épanouissement de ses employés et collaborateurs. La médecine sociale, la médecine du travail bénéficient non seulement aux travailleurs mais aussi à leurs familles et à nos concitoyens, riverains de nos pôles d’activités. C’est une médecine qualifiée qui développe ses propres référentiels».

 

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