Projets de raffinage et pétrochimie engagés par la Sonatrach

Un gain de 4 milliards de dollars pour le Trésor public

 

Les projets de la pétrochimie et de raffinage, en cours de réalisation par le groupe Sonatrach, permettront à l’Algérie de réduire sa dépendance à l’étranger, en matière du carburant et autre lubrifiant et également d’économiser des sommes importantes en devises, estimées à 4 milliards de dollars/an.

Pour Bouziane Mahmah, expert en énergie, les projets de la dynamisation de l’industrie de pétrochimie dans le pôle d’Arzew (Oran), la réalisation de trois nouvelles raffineries (Hassi Messaoud, Biskra et Tiaret), la réhabilitation de celle d’Alger, et l’acquisition de la raffinerie d’Augusta en Italie, ont une importante fiabilité économique.

«Ces projets vont permettre à l’Algérie d’économiser 2 milliards de dollars dans le raffinage et 2 milliards dans les industries de la pétrochimie, en particulier dans le domaine du plastique, soit 4 milliards de gain annuellement», a-t-il soutenu.

  1. Bouziane a plaidé, dans ce cadre, pour la nécessité de se diriger rapidement vers la valorisation des ressources en hydrocarbures pour satisfaire les besoins du marché national en produits pétrochimiques et ne se limiter uniquement à l’exportation de pétrole brut.

«Notre pays doit accorder plus d’intérêt à l’industrie pétrochimique et au raffinage. Deux segments importants pour notre économie, puisque actuellement, l’Algérie débourse annuellement 2 milliards de dollars pour l’importation du carburant. Aujourd’hui, dans le programme de Sonatrach, il y a le projet de trois raffineries d’une capacité de production avoisinant les 41 millions de tonnes. Des quantités qui peuvent répondre largement à la demande locale outre l’exportation de l’excédent», a précisé, M. Mahmah, qui s’exprimait sur les ondes de la Radio nationale «Chaîne I».Concernant le recours de Sonatrach à l’acquisition d’une raffinerie à l’étranger, l’expert l’a expliqué par les retards enregistrés dans l’avancement et le lancement des travaux de réalisation de ces nouvelles raffineries.

«L’entrée en production des trois raffineries ne sera qu’après cinq ans. A cet effet, je considère que Sonatrach a fait le bon choix en optant pour l’acquisition de la raffinerie d’Augusta, avec une capacité de production de 10 millions de tonnes, soit la totalité que les raffineries de Biskra et Ouargla vont produire, une fois entrées en production», a-t-il dit.

Questionné sur le prix d’Augusta, évalué par certains à 2,1 milliards de dollars et à 700 millions de dollars par le PDG de la société, Abdelmoumen Ould Kaddour, M. Bouziane a précisé que dans tous les cas de figure, l’Algérie est gagnante. «Sans l’acquisition de cette raffinerie, l’Algérie perdra 10 milliards de dollars durant cette période, si la politique d’importation du carburant de l’étranger est maintenue, tout en rappelant que l’entrée en production des futures raffineries ne se fera qu’après cinq ans. Ce chiffre de 10 milliards est le gain attendu par le Trésor public durant cette période, dans le cas où le prix du baril se stabilisera à 80 dollars», a-t-il argumenté.

In le Chiffre d'Affaire