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Selon les prévisions établies par SONATRACH

C’est sous le signe de la «compétence à hisser en excellence», que la stratégie de modernisation SH2030 de Sonatrach a été présentée aux membres de la commission économique de l’APN, reçus au siège de la direction générale de la compagnie par le PDG, M. Abdelmoumen Ould Kaddour, et ses proches collaborateurs.

L’initiative, première du genre dans les annales de l’activité parlementaire, a surtout permis de s’imprégner de certaines prévisions, non encore dévoilées jusque là, en rapport notamment avec la commercialisation du gaz à l’international. Des données prévisionnelles certifiant en outre que les concepteurs de la stratégie SH20-30 de Sonatrach ont véritablement pris en considération l’ensemble des paramètres liés à l’évolution du marché énergétique à l’échelle mondiale.

À ce propos, M. Ahmed Mazighi conseillé du PDG de Sonatrach, apprend qu’à l’avenir, soit de 2020 à 2030, nos exportations gazières jusque là concentrées sur l’Europe se feront progressivement à destination de l’Asie. En effet, la demande asiatique sera à l’origine d’une croissance de l’ordre de 63% des ventes du gaz algérien d’ici à l’horizon 2030, affirme t-on de même source.

Dans les détails, les prochaines prévisions font état d’une demande chinoise de l’ordre de 300 milliards m3 de gaz. «Ce qui esquivant à 6 fois plus le niveau de le
demande actuelle» tiendra à préciser le même conseillé de Sonatrach.

Il enchaine en mettant l’accent sur le déclin de la demande européenne en gaz qui serait la conséquence, explique t-il, du recours de plus en plus progressif des Etats du Vieux continent aux énergies renouvelables. Le marché asiatique s’avère en outre des plus prometteurs, à l’avenir en matière de commercialisation du GPL, et ce eu égard de la concurrence des USA qui sera de plus en plus rude dans ce domaine.

Autre bonne nouvelle prévue dans le cadre de la stratégie SH 20-30 du redéploiement de Sonatrach, un gain de 40 dollars supplémentaires gagé dans les futures exportations du pétrole brut, le Sahara Blend. En vertu de ladite stratégie, la diversification géographique est le maitre-mot qui devra caractériser les futures exportations du pétrole brut, du condensat et du fuel.

Dans cette optique qui ne sera que mieux valorisée à l’avenir, l’Asie occupe une place privilégiée, de même que l’Amérique Latine. S’agissant du condensat, des
tests sont prévus au niveau de l’unité d’Alkylat de la raffinerie italienne Augusta acquise par Sonatrach, et ce, dans le but évident de booster les capacités de production.

Sonatrach ambitionne en outre de tirer profit des exportations prévues entre 2020 et 2025. Le domaine minier peu exploré A propos du GPL, Sonatrach maintient sa position dominante au niveau de la Méditerranée, néanmoins la compagnie fait face à de fortes pressions concurrentielles des GPL issus des schistes américains, est- il indiqué. Concernant le naphta, la compagnie des hydrocarbures envisage de consentir des investissements au niveau des «unités de reforming» pour dynamiser la production d’essence. Il est prévu en outre d’expérimenter des échanges de naphta algérien contre du naphta de moindre qualité
au profit des ces mêmes unités. Sur un autre volet, les responsables de Sonatrach ne perdent pas de vue le fait que le domaine minier est encore trop peu exploré.

L’Algérie ne dispose que de neuf puits miniers en effet, alors que la moyenne mondiale tourne autour de 100 puits. Un redéploiement d’envergure est également prévu dans le cadre de l’application de la SH 20-30 en vue de combler le manque à gagner dans ce domaine.