Un peu d'histoire

50 ans au service du développement national

C’est le 31 décembre 1963, au lendemain de l’indépendance que nait officiellement SONATRACH, dont l’acronyme signifie Société Nationale de Transport et de Commercialisation des Hydrocarbures. SONATRACH est créée pour jouer d’abord un rôle de transporteur et se déployer progressivement dans les autres segments de l’activité.

Ce qu’elle fait très rapidement puisqu’en quelques années seulement elle devient une société intégrée activant de la Recherche-Production à la Commercialisation en passant par la Pétrochimie, les Services pétroliers etc...

Mais l’aventure de l’exploration pétrolière en Algérie remonte au dernier quart du 19ème siècle, avec les premières explorations dans le Nord, en 1877, dans la région de Ain Zeft, près de relizane, dans l’Ouest de l’Algérie. Cette histoire des hydrocarbures en Algérie est retracée à travers quelques dates clés et autant de moments phares de l’industrie des hydrocarbures en Algérie depuis la création de SONATRACH il y a plus d’un demi-si1963. Le 31 décembre 1963, un décret présidentiel donne naissance officiellement à SONATRACH

Quelques dates clés

1966. Le 22 septembre 1966, un décret présidentiel apportant la première modification des statuts de SONATRACH

1971 : Nationalisation des hydrocarbures

1986 : Première loi sur les hydrocarbures

1991 : Amendement de la loi 86-14

1993. Lancement du projet PROMOS (Processus de Modernisation de SONATRACH)

2005. La loi relative aux hydrocarbures en 2005 modifiée et complétée par une ordonnance en 2006 puis révisée en 2013

2015. Nouveau schéma organisationnel de SONATRACH.

De la création de Sonatrach à la nationalisation des hydrocarbures

SONATRACH est aujourd’hui devenu un puissant élément d’intégration nationale, de stabilité et de développement économique et social.
31 décembre 1963 : Création de SONATRACH

1964 : Des infrastructures à la hauteur d’une industrie naissante

1. SONATRACH, pour confirmer son acte de naissance, lance la construction du premier oléoduc algérien, l’OZ1, d’une longueur de 805 KM, reliant Haoud El Hamra à Arzew.

2. L’Algérie décide de lancer la grande aventure du gaz, en mettant en service le premier complexe de liquéfaction de gaz naturel, dénommé GL4Z (CAMEL – Compagnie Algérienne du Méthane Liquéfié), d’une capacité de traitement de 1,8 milliards m3 gaz/an.

1965 : Une diversification progressive de nos activités

1. La première campagne sismique de recherche d’hydrocarbures est lancée par Sonatrach avec l’implantation de 3 forages.

1966 : SONATRACH, la deuxième naissance

1. L’Oléoduc OZ1, un ouvrage d’une grande portée stratégique est mis en service. Il permet d’augmenter les capacités de production et d’acheminement des hydrocarbures de près de 30%.

2. Le capital de SONATRACH passe de 40 à 400 millions de Dinars.

3. Les missions de SONATRACH, limitées à la gestion des pipelines et à la commercialisation, sont élargies à la recherche, à la production et à la transformation des hydrocarbures. SONATRACH devient la société nationale de recherche, production, transport, transformation et commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés.

1967 : L’amorce des nationalisations

1. L’Algérie se lance dans un processus de nationalisation des activités de raffinage et de distribution, au terme duquel SONATRACH est à la tête de la distribution des produits pétroliers sur le marché national et inaugure la première station-service aux couleurs de l’entreprise.

2. Première découverte de pétrole à El Borma (Hassi Messaoud Est).

3. SONATRACH devient majoritaire (à plus de 50%) dans le transport terrestre des hydrocarbures en Algérie, elle crée ses sociétés de services et détient le monopole dans la commercialisation du gaz.

4. SONATRACH se lance aussi dans la réalisation d’une usine d’ammoniac et prévoit la construction d’un complexe de produits pétrochimiques à Skikda et l’aménagement d’un port méthanier.

1968 : Un développement sur toute la chaine des hydrocarbures, SONATRACH multiplie ses découvertes de pétrole

1. Découverte de gaz à Gassi EL Adem, au sud Est de Hassi Messaoud.

2. SONATRACH est autorisée à transporter des hydrocarbures gazeux en provenance du gisement de Hassi R’mel et des zones productrices algériennes, à travers le gazoduc Hassi R’Mel – Skikda.

1969 : Poursuite du développement et des découvertes en effort propre

1. L’Algérie devient membre de l’OPEP

2. Le projet de transport de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et de condensat « Hassi Messaoud-Arzew », présenté par SONATRACH, est approuvé par l’Etat. SONATRACH est autorisée à exploiter l’ouvrage.

3. SONATRACH débute les premières opérations d’exploitation pétrolière par ses propres moyens sur le champ d’El BORMA.

24 Février 1971 : nationalisations des hydrocarbures, une nouvelle ère pour le développement économique du pays

1971 : La nationalisation des hydrocarbures décidée par l’Algérie en Février 1971 inscrit la compagnie nationale des hydrocarbures dans une nouvelle dynamique.

Une planification de plus en plus rigoureuse est mise en place, les objectifs de Sonatrach portent alors sur l’extension de toutes ses activités à l’ensemble des installations gazières et pétrolières et l’atteinte de la maitrise de toute la chaine des hydrocarbures.
Cette année-là est aussi marquée par l’acquisition du premier méthanier baptisé au nom du gisement gazier Hassi R’Mel.

1972 :

1. Mise en service du complexe de liquéfaction de gaz naturel (GL1K) à Skikda, d’une capacité de production de 6,5 millions m3/an de GNL, 170 000 tonnes/an d’Ethane, 108 400 tonnes/an de Propane, 92 600 tonnes / an de Butane, 60250 tonnes /an de Gazoline et des postes de chargement de 2 méthaniers d’une capacité de 50 000 à 70 000 m3 .

2. Mise en service de la raffinerie d’ARZEW, d’une capacité de production de 2400 000 tonnes/ an de carburants, 70 000 tonnes/an de bitumes, 55 000 tonnes/an de lubrifiants et 110 000 tonnes/ an de GPL.

1973 :

Mise en service du complexe de séparation de GPL (GP2Z), d’une capacité de production de 600 000 tonnes/ an de GPL.

1974 :

La capacité de production du gisement de Hassi R’mel est portée à 14 milliards de m3 de gaz naturel et 2 400 000 tonnes de condensat stabilisé.

1975 :

Découverte du gisement de pétrole de Mereksen

1976 :

Mise en service de deux (02) unités de transformation des matières plastiques, une à Sétif et l’autre à Chlef.

1977 : Un plan d’investissement qui propulse l’Algérie au rang de grand pays pétrolier

Avec la diversification de ses activités (de la recherche à la pétrochimie), la nécessité d’un plan directeur s’impose à l’Algérie.
Le plan « Valhyd » (Valorisation des Hydrocarbures) est lancé. Il a pour objectif, l’accroissement des taux de production de pétrole et de gaz, la récupération des gaz associés au pétrole, la production maximale de GPL et de condensat, la commercialisation du gaz naturel, la substitution de produits finis au brut à l’exportation, la satisfaction des besoins du marché national en produits raffinés, pétrochimiques, engrais et matières plastiques.

Grâce à des investissements massifs, l'Algérie devient un grand pays pétrolier exportateur.

1978 :

1. Mise en service du Module 1 de Hassi R’Mel, avec une capacité de production de 18 milliards m3/an de gaz et 3 millions de tonnes/ an de condensat.

2. Mise en service du complexe de liquéfaction (GL1Z) à Arzew, d’une capacité de production de 17,5 millions de m3/ an de GNL.

1979:

1. Mise en service du Module 2 de Hassi R’Mel, avec une capacité de production de 20 milliards m3/an de gaz, 4 millions de tonnes/ an de condensat et 880 000 tonnes/an de GPL.

2. Achèvement des travaux du Module 4 de Hassi R’Mel, avec une capacité de production de 20 milliards m3/an de gaz, 4 millions de tonnes/ an de condensat et 880 000 tonnes/an de GPL.

1980-1985 : Les restructurations et le retour de SONATRACH à ses cœurs de métiers

Durant cette période, l’Algérie lance de grands projets économiques qui permettent la mise en place d'une assise industrielle dense. Ce qui lui permet de tirer profit de la rente pétrolière dont une bonne partie est réinvestie dans les projets de développement économique.

SONATRACH s’engage selon un plan quinquennal dans un nouveau processus de restructuration étendue, qui aboutit à la création de 17 entreprises.

Cette restructuration permet à Sonatrach de se consacrer essentiellement à ses métiers de base.

D’une entreprise de 33 personnes en 1963 avec pour objectif principal le transport et la commercialisation des hydrocarbures, SONATRACH croit et évolue à une entreprise de plus de 103.300 travailleurs en 1981 avec un domaine d’activité englobant la maitrise de toute la chaine des hydrocarbures.

1. 1981 : mise en service du complexe de liquéfaction (GL2Z) à Bethioua, d’une capacité de traitement de 13 milliards de m3 /an.

2. 1983, le gazoduc « Enrico Mattei » est mis en fonction pour alimenter l’Italie et la Slovénie via la Tunisie voisine, avec une capacité dépassant aujourd’hui les 32 milliards de m3 par an.

1986-1990 : L’Ouverture au partenariat

La loi de 86- 14 du 19 août 1986 définit les nouvelles formes juridiques des activités de prospection, d’exploration, de recherche et de transport d’hydrocarbures permettant à SONATRACH de s’ouvrir au partenariat.

Les types de partenariat contractés permettent à SONATRACH de détenir une participation minimum de 51%.

1991- 1999 : SONATRACH, un Groupe pétrolier et gazier de renommée internationale

Les amendements introduits par la loi 91/01 en décembre 1991, permettent aux sociétés étrangères activant notamment dans le domaine gazier, la récupération des fonds investis et leur accordent une rémunération équitable pour les efforts consentis.

Plus de 130 compagnies pétrolières dont les majors, nouent contact avec SONATRACH et 26 contrats de recherche et de prospection sont signés durant les 2 années qui suivent le nouveau cadre institutionnel.

L’année 1996 voit la mise en place du gazoduc Maghreb Europe appelé « Pedro Duran Farell »qui approvisionne l’Espagne et le Portugal via le Maroc. Sa capacité est de plus de 11 milliards de m3 de gaz par an.

De 2000 à nos jours : Cap sur la modernisation de SONATRACH

Dans le sillage du projet PROMOS, Projet de Modernisation de SONATRACH initié en 1993, le processus de modernisation de SONATRACH se poursuit dans les années 2000 et au regard des changements dans le monde, des évolutions de grandes portée qui ont vu le jour tant sur le plan législatif et managérial que sur le plan des réalisations et des investissements.

Sur le plan législatif, l’adoption des lois 05-07 du 28 avril 2005 et de la Loi n° 13-01 du 20 février 2013 vise à renforcer les potentialités du pays dans le domaine énergétique et à satisfaire à long terme ses besoins énergétiques. A ce titre, la dernière Loi, soutient et encourage les investissements pour le développement et la promotion de l’ensemble des énergies, qu’elles soient renouvelables ou fossiles. Durant cette période, le dispositif législatif, organisationnel et managérial mis en place a permis la création de deux agences, l’Agence Nationale pour la Valorisation des Ressources en Hydrocarbures, ALNAFT et l’Autorité de Régulation des Hydrocarbures, l’ARH.

Ces changements ont donné lieu à une nouvelle vision déjà amorcée par les différentes actions menées en faveur de la modernisation de SONATRACH.

SONATRACH se donne pour objectifs prioritaires, l'augmentation du niveau de la production et des réserves dans l'amont et la réalisation des projets de raffinage et de pétrochimie dans l'aval, tout en adoptant une stratégie de réduction des coûts qui permettra à l'Entreprise de dégager des ressources additionnelles nécessaires à sa croissance.

Abstract 2015

abstract 2015 fr