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Ould Kaddour demande plus de temps

Question hautement sensible, le P-dg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a évoqué la révision de la loi sur les Hydrocarbures, la qualifiant de dossier «lourd» qui demande «beaucoup de temps et d'expertise». Il indiquera, à ce propos, à l'APS, que pour bien le ficeler, «il faut qu'on cherche des gens qui connaissent bien le domaine» avouant, par-là, que le pays a déjà fait des erreurs dans le passé à propos de cette question. «Il ne faut pas qu'on se trompe encore une fois», expliquera Ould Kaddour. Une révision «qui est toujours en cours», précisera-t-il, «dans le cadre d'un groupe de travail composé de Sonatrach, de l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) et du ministère de l'Energie, pour pouvoir sortir une nouvelle loi». Interrogé sur le délai de la finalisation de ce projet de texte, le premier responsable de la compagnie nationale des hydrocarbures a estimé qu'il était difficile de donner une échéance, «mais on espère que cela se fasse avant la fin de l'année 2018». Selon le P-dg de Sonatrach, la révision portera sur tous les aspects : fiscal, légal, contractuel «et tous les autres aspects relatifs à la loi», afin d'attirer plus d'étrangers et «qu'ils puissent travailler». Rappelons que, sitôt annoncée par le Premier ministre et expliquée par son ministre des Finances, la révision de la loi sur les Hydrocarbures en vigueur a fait réagir les partis politiques d'opposition et certains experts économiques qui y ont vu un retour de la loi Khelil et un risque de perdre la souveraineté algérienne sur ses ressources pétrolières. Devant cette polémique, Ahmed Ouyahia était revenu sur le sujet affirmant, sur son site web, que cette révision «ne portera sur aucune question de souveraineté». Le Premier ministre, indiquant que cette annonce «a ouvert la voie à de nombreuses spéculations», a tenu à préciser qu'elle «ne portera sur aucune question de souveraineté, y compris la règle 51/49%, dans les partenariats avec l'étranger». 

Ouyahia entend faire face à la réaction inquiète des partis politiques. Parmi les voix contradictoires, celle de la secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT) qui a déclaré être très inquiète dans son intervention avant le début de la réunion du Bureau politique du parti, prétendant que l'Algérie est en train de faire, de plus en plus, de concessions aux étrangers estimant que la révision concerne, notamment, la disposition relative à la taxe des superprofits. 

Pour rappel, la loi sur les Hydrocarbures, en vigueur, a introduit un système d'écrémage des superprofits applicable aux bénéficiaires du taux réduit de l'Impôt complémentaire sur le résultat (ICR). Louisa Hanoune s'interroge, par ailleurs, sur la nécessité de cette révision «Pour supprimer les nationalisations ? Pour supprimer la règle du 51/49 ?», qui n'a pas hésité à rappeler la mobilisation de son parti contre la loi sur les Hydrocarbures de 2005 présentée, à l'époque, par Chakib Khelil. Après le feu vert public de Ouyahia, le ministre de l'Energie et des Mines, Mustapha Guitouni, avait déclaré qu'une réflexion est engagée pour la révision de la loi relative aux Hydrocarbures, en vigueur, afin «d'améliorer l'attractivité de notre pays, en direction des partenaires étrangers, notamment, dans la prospection et l'exploitation des hydrocarbures». Pour Guitouni, l'infructuosité de la plupart des appels d'offres, lancés par l'Algérie, pour la recherche et l'exploration pétrolières est parmi les raisons de la révision du texte alors que les recettes pétrolières s'amenuisent et les activités de recherche et d'exploration diminuent. 

Le Premier ministre, en visite, dimanche dernier, au pôle pétrochimique d'Arzew, a estimé, pour sa part, qu'il était temps pour que l'Algérie révise sa loi sur les hydrocarbures afin d'encourager la venue de nouveaux investisseurs et d'améliorer les recettes du pays. Interrogé sur les aspects de l'actuelle loi, datant de 2013, qui seront révisés, Mustapaha Guitouni a cité, essentiellement, la fiscalité en expliquant que lorsque le dispositif fiscal avait été introduit dans la loi en vigueur, le baril du pétrole était à plus de 100 dollars et qu'avec le niveau actuel des prix «nous ne pouvons appliquer le même dispositif fiscal, car l'investisseur ne viendra pas puisque non intéressé». 

Par ailleurs, Ould Kaddour est également revenu sur le projet de réorganisation de Sonatrach, qu'il avait annoncé, en octobre dernier, indiquant qu'il est toujours en cours d'élaboration. «Maintenant on veut aller vers le gaz, développer davantage la pétrochimie et importer moins de carburants», a-t-il déclaré.

In :Le Quotidien d’Oran du 22/01/2018 

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SONATRACH-Alnaft-Cepsa 

Un nouvel accord pour l'exploitation du champ pétrolifère de Rhoude el-Krouf (RKF) dans le bassin de Berkine (Ouargla) a été signé jeudi à Alger entre le groupe Sonatrach, l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) et le groupe espagnol Cepsa.

Le contrat a été signé entre les P-DG de Sonatrach, de l'Agence Alnaft et du Groupe Cepsa, respectivement MM. Abdelmoumen Ould Kaddour, Arezki Hocini et Pedro Miro Roig.

D'une durée de 25 ans (2018-2043), cet accord porte sur le réaménagement significatif d'un champ pétrolier mature après 19 ans de production avec pour objectif d'augmenter la production de pétrole brut et de produire du GPL pour la première fois à partir de ce gisement, grâce aux nouvelles techniques de récupération des hydrocarbures.

Pour rappel, le groupe Sonatrach et l'espagnol Cepsa sont déjà liés par un contrat (signé le 25 mai 1992) portant sur la recherche et d'exploitation  des hydrocarbures liquides du champ de Rhoude Yacoub (bloc 406 a), situé dans le Bassin de Berkine à 320 Km au sud-est de Hassi Messaoud.

Ce contrat est d'un montant d'investissement de 540 millions de dollars. Le gisement de Rhoude El-Khrouf ( RKF) a été découvert au sein du périmètre contractuel du champ de Rhoude Yacoub, en septembre1992, suite au forage du puits RKF1 et a été mis en production le 31 mai 1996.

A ce jour, 33 puits de développement ont été forés, dont 18 puits producteurs et 13 puits injecteurs. Pour ce qui est de la production réalisée, elle est estimée à 133 millions de barils.

Avec l'achèvement de la période d'exploitation du gisement RKF, les parties ont convenu de conclure un nouveau contrat sous l'égide de la loi 13-01 afin de poursuivre l'exploitation conjointe du gisement. Cette nouvelle association prévoit de réaliser un programme additionnel de développement estimé à 1,2 milliard de dollars. Le programme comprend notamment le dédoublement du nombre de puits de développement existants, la construction d'une nouvelle installation de production, incluant une unité d'extraction de GPL et l'augmentation de la capacité de traitement de gaz et d'injection d'eau ainsi que la réalisation d'un nouveau réseau de production et d'injection. Ce programme additionnel de développement permettra d'augmenter de100 millions de barils équivalent pétrole les réserves finales du champ RKF. Il permettra également de maintenir un plateau de production d'huile et de condensat de 24.000 barils par jour pendant une durée de cinq (5) ans et un plateau de production de GPL de 10.000 barils par jour pendant une durée de six ( 6) années.

Le nouveau projet devrait avoir un impact économique significatif et générer entre 1.000  et 1.500 emplois durant la période de pointe de la  construction. A l'issue de la cérémonie de signature, M. Ould Kadour a indiqué à la presse que les groupes Sonatrach et Cepsa sont en train de réfléchir sur un  investissement dans le domaine de l'énergie solaire, d'autant que la compagnie espagnole vient de créer une nouvelle société spécialisée dans ce  domaine. Interrogé par la presse, sur l'importance de l'aspect partenariat dans le développement du groupe Sonatrach, M. Ould Kadour a indiqué qu'il est  considéré comme "un élément incontournable", faisant savoir, à ce titre, que durant les dix (10) derniers mois, le groupe a réglé plusieurs litiges  avec des partenaires étrangers et il en reste 2 ou 3 litiges non réglés.

In : le MAGHREB du 21/01/2018

Signature de contrat ALNAFT SH CEPSA

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Importation des carburants

Le pétrole algérien sera raffiné en Italie pour réduire la facture

La compagnie Sonatrach a signé lundi dernier un contrat de processing avec une raffinerie pétrolière italienne permettant au groupe algérien de transformer par lui-même en  Italie une partie du pétrole brut algérien en carburants, a annoncé hier son P-DG, Abdelmoumen Ould Kaddour.

Lors d'un point de presse tenu à l'issue de sa visite à Tiguentourine (Illizi), M. Ould Kaddour a réaffirmé que l'Algérie ne pourrait plus continuer à importer les carburants pour près de deux (2) milliards de dollars/an. Interrogé par l'APS en quoi consistera ce contrat de processing, M. Ould Kaddour a expliqué qu'il s'agit pour Sonatrach de louer les équipements du raffineur italien sur place pour procéder aux opérations de raffinage en Italie, ce qui permettra à Sonatrach de récupérer les carburants obtenus à  un prix moins cher. Ce contrat de processing a été signé suite à un appel d'offres international lancé par la compagnie pétrolière algérienne.

Par ailleurs, le P-DG de Sonatrach a annoncé que son Groupe comptait lancer au minimum deux (2) projets dans la pétrochimie. Pour rappel, 11,5 millions tonnes de carburants sont raffinées en Algérie, alors que la consommation, qui a explosé ces dernières années, a atteint 15 millions de tonnes de carburants annuellement.

Ainsi, pour répondre aux besoins nationaux en produis dérivés dont le gasoil, Sonatrach a lancé un vaste programme de développement de l'industrie du raffinage.

Un programme scindé en deux axes: la réhabilitation des vieilles raffineries pour porter les capacités installées de 22 à 27 millions de tonnes par an, et la réalisation de nouvelles raffineries afin de rehausser les capacités de production et de traitement des produits dérivés pour répondre aux besoins nationaux, et en exporter les excédents.

Le plan de réhabilitation, qui coûte la somme de 4,5 milliards de dollars à Sonatrach, concerne les raffineries d'Alger, Arzew et de Skikda. Avant sa rénovation, la raffinerie d'Arzew traitait 2,5 millions de tonnes/an de pétrole brut saharien et 280.000 tonnes de pétrole importé. Aujourd'hui, sa capacité de traitement est passée à 3,8 millions de tonnes/an.

Pour ce qui est de la raffinerie de condensat de Skikda, qui avait une capacité de traitement de 5 millions de tonnes/an et 20.000 tonnes de bitumes, elle traite, après la rénovation de son complexe, 980.000 tonnes de gasoil, 550.000 tonnes de fuel et 490.000 tonnes d'essence normale ainsi que 120.000 tonnes de bitumes.

A cela s'ajoute le méga train GPL à proximité de la région qui a coûté 2,9 milliards de dollars pour sa réalisation. Son niveau de production de 4,7 millions de tonnes vise à augmenter les capacités de traitement de gaz de Sonatrach.

Pour ce qui est de la raffinerie d'Alger, une fois mise en service, elle verra sa capacité de production en gasoil passer de 737.000 tonnes/an à 1,18 million de tonnes/an, ainsi qu'un doublement de la capacité de production de l'essence super avec une hausse conséquente des capacités de stockage de carburants.

La raffinerie d'Alger devra être livrée en décembre 2018 tandis que les travaux de réalisation de la raffinerie de Hassi Messaoud seront entamés au cours l'année 2018, et l'appel d'offres pour la raffinerie de Tiaret sera lancé dans les prochains mois.

In : le MAGHREB du 17/01/2018

 

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Importation des carburants

Le pétrole algérien sera raffiné en Italie pour réduire la facture

Frappé il y a cinq ans par un attentat terroriste, le complexe gazier de Tiguentourine (Illizi) renaît de ses centres et voit sa production accroître d’année en année. Les installations ont été remises en marche et pompent désormais un volume en nette hausse, comparativement aux années précédentes, s’établissant à 8,8 milliards de m3 en 2017. 

Un chiffre qui a été fourni, hier, par Salim Djettou, directeur de l’association Sonatrach-British Petroleum (Grande-Bretagne) et Statoil (Norvège). La moyenne de production quotidienne de ce complexe, qui est opéré par l`association Sonatrach-BP-Statoil, oscille entre 22 et 23 millions de m3/jour, a précisé le même responsable à la presse en marge de la visite qu’effectue le P-DG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, à ce complexe. Cinq années depuis l’attaque terroriste du 16 janvier 2013 qui a immobilisé le complexe gazier pendant de longs mois, le site a quasiment retrouvé sa capacité initiale de production de 9 milliards de m3 de gaz/an qu’il assurait avant l’attentat. Des vents favorables soufflent désormais sur la production algérienne de gaz naturel. En 2017, l’Algérie a exporté 55 milliards de mètres cubes de gaz, essentiellement vers le marché européen son débouché traditionnel. Les volumes acheminés vers l’exportation sont en légère hausse par rapport à 2016 ; les exportations se sont établies alors, en quantités, à 54 milliards de mètres cubes. Sonatrach compte beaucoup sur le complexe de Tinguentourine pour améliorer ses scores à l’export. La compagnie publique des hydrocarbures, faut-il le rappeler, avait signé en décembre dernier à Alger avec BP et Statoil un avenant au contrat gazier d’In Amenas afin d’accroître les réserves du périmètre d’In Amenas situé dans le bassin d’Illizi. Les trois contractants avaient ainsi convenu de nouvelles opportunités d’accroissement de réserves au niveau du périmètre d’In Amenas, à travers un potentiel additionnel de l’ordre de 11 milliards de m3/an de gaz, moyennant la mise en œuvre d’un programme d’investissement supplémentaire pour un montant supérieur à 500 millions de dollars.

Ce programme d’investissement, qui comporte notamment le forage de nouveaux puits de développement, un sismique 3D et un projet de compression, permettra de maintenir un niveau de production commerciale du gisement de Tiguentourine au-delà de 2035. La date de signature du contrat initial a eu lieu en 1998 alors que la première mise en production date de 2006. A ce jour, il a été réalisé notamment un centre de traitement principal composé de 3 trains identiques, d’une station de compression du gaz produit comprenant trois turbocompresseurs ainsi que 63 puits forés. En tout cas, en attendant l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels annoncée à moyen terme, l’Algérie investit d’importants efforts pour améliorer le rendement de ses principaux gisements, dont Hassi R’mel et Hassi Messaoud.

L’objectif étant de parvenir à soutenir à la fois l’évolution de la consommation interne, dont les prévisions la situe entre 45 et 55 milliards m3 en 2019, mais aussi à honorer les engagements de l’Algérie auprès de ses clients. Les prévisions de la consommation interne à moyen terme, soit à l’horizon 2023, s’établissent à 47 milliards de m3 et à 75 milliards de m3 à long terme (2030). C’est dire toute la pression à laquelle fait face Sonatrach, prise en tenailles entre une consommation interne qui évolue sans répit et un engagement à l’international qu’il faudra impérativement honorer, faute de quoi les parts de marché de l’Algérie profiteront à d’autres fournisseurs.

In : REPORTERS du 16/01/2018 

17012018

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La 11ème édition des Journées scientifiques et techniques (JST11) et la 3ème édition de l’Exposition scientifique “ExpoSciences3” seront organisées par Sonatrach du 16 au 19 avril 2018 à Oran, apprend-on mercredi auprès du ministère de l’Energie.

Ces deux événements se tiendront sous le thème “Innovation et partenariat dans un contexte mondial de transition énergétique”.

Depuis son lancement en 1994, cette manifestation scientifique et technique “se veut un espace de partage et d’échange entre experts et chercheurs universitaires-académiques sur leurs travaux et pour débattre autour de thèmes ayant trait à l’actualité scientifique et technique du monde énergétique”, explique la même source.

Une exposition est prévue en marge de cet événement dont l’objectif est de consolider les partenariats existants et d’en créer de nouveaux avec les différents acteurs du secteur de l’énergie dont les entreprises, les agences et les institutions.

Pour rappel, la précédente édition des JST et d’ExpoSciences avait été organisée en octobre 2015 à Oran sous le thème “La technologie, une réponse aux défis énergétiques d’aujourd’hui et du futur”.

Plusieurs thèmes avaient été abordés par les participants nationaux et étrangers comme “les stratégies des acteurs dans une industrie énergétique en mutation”, “les effets de la baisse des prix du pétrole brut sur l’industrie”, “le forage et la technologie de complétion”, ainsi que “les techniques et technologies du transport des hydrocarbures”.

L’exposition “ExpoSciences2” avait regroupé plus de 35 exposants nationaux et étrangers autour du thème “Innovation et la recherche appliquée au service de l’entreprise”.

Des opérateurs et sociétés spécialisées en énergies, en assurances, en canalisation, ainsi que des associations spécialisées en matière d’énergie avaient également participé à ce rendez-vous scientifique.

In : LA VOIX D’ALGERIE du 11/01/2017 

ph JST11

                                                      lien de site web : JST11

 

 

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Conférence sur les énergies renouvelables

Ce que préparent le FCE et Sonatrach

Le Premier ministre inaugurera la conférence-exposition qu'organiseront le FCE et Sonatrach, les 17, 18 et 19 janvier au Palais des expositions des Pins maritimes(Alger).

Cet événement sera tenu sous le thème: «Réussir la Stratégie nationale de transition énergétique à l'horizon 2030.» Cette rencontre est censée apporter des éclairages sur les problématiques entravant le développement de ce secteur et esquisser l'ébauche d'une feuille de route pour réussir la transition énergétique. Cet événement va donner un signal fort aux investisseurs nationaux et étrangers et surtout aux bailleurs de fonds. Le secteur de l'énergie a toujours été la locomotive de l'Economie nationale. Le gouvernement, d'après le document du FCE, a décidé le lancement d'un plan de développement des énergies renouvelables de 22 Gigawatts, dédié à la seule consommation locale, et à réaliser sur la période 2017-2030/40. A court terme, un appel d'offres sera lancé prochainement pour le développement de 4 Gigawatts de solaire photovoltaïque sur une période de quatre à six ans. Cette première étape, selon la même source, représente un total d'investissement de quatre à cinq milliards de dollars.

D'autre part, indique-t-on, le processus de sélection des entreprises qui participeront à ce projet sera basé sur le principe du moins-disant du prix du kWH. Selon ses organisateurs, cette conférence tentera de répondre à plusieurs questions, dont la plus fondamentale: «Comment sortir de la dépendance aux hydrocarbures qui hypothèque sérieusement notre souveraineté et l'avenir du pays?». Il est question aussi d'autres questions pertinentes: faut-il continuer à exporter les hydrocarbures à l'état brut ou doit-on encourager le développement d'une industrie de transformation? Comment concilier les besoins croissants du marché interne avec les engagements de l' Algérie en matière de productions destinées à l'exportation? Et comment doter l'Algérie d'une Industrie nationale de production de biens et de service dans le secteur de l'énergie et comment encourager l'innovation et la formation dans ce domaine? Le FCE prône l'ouverture de ce secteur névralgique au privé algérien. Dans ce cas, il faudra concevoir un cadre juridique et réglementaire pour encourager l'investissement tout en préservant les intérêts suprêmes de l' Algérie. «S'il y a bien un secteur où il serait judicieux de faire valoir la préférence nationale, c'est bien celui de l'énergie»,est-il soutenu. Les énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolienne, géothermique et biomasse) se développent intensément partout dans le monde, portées par la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. La baisse continue des cours du baril depuis 2014, conjuguée à la baisse drastique des exportations d'hydrocarbures et des recettes fiscales pétrolières et l'augmentation de la consommation interne à laquelle il faudra faire face progressivement, militent pour la transition énergétique. Les énergies renouvelables s'imposent dans ce contexte comme l'alternative la plus sérieuse, la plus propre et commercialement la plus rentable. Pour le FCE, la recherche d'alternatives aux énergies fossiles doit être considérée comme la priorité nationale.

Une transition énergétique couplée à la diversification économique doit favoriser l'émergence de nouvelles filières industrielles. Il est ainsi indispensable de revoir les offres de formation au niveau des universités et de créer des centres d'excellence dédiés aux métiers pour répondre aux besoins de ces filières novatrices, peut-on lire sur le document du FCE. Les énergies renouvelables patinent en Algérie. Le 7ème Salon des énergies renouvelables (ERA 2017), s'est tenu à Oran du 23 au 25 octobre dernier au Palais des Conventions à Oran. Le programme des énergies renouvelables, élaboré en 2011, a été érigé en priorité nationale lors d'un Conseil des ministres de mai 2015.

In L’EXPRESSION du 10/01/2017

 

ph Conference sur les energies renouvelables

                                             Echerouk